
Il y a quelques années, je travaillais dans un grand groupe qui fournissait des solutions de santé du végétal pour les agriculteurs. Notre budget communication allait en grande majorité vers le print : la presse papier spécialisée, les bannières web, les événements physiques. Sur le papier (sans mauvais jeu de mots), ça semblait solide. Les acteurs du secteur y sont habitués depuis des décennies, les repères sont connus, tout le monde se sent en terrain sûr.
Mais posons-nous une question simple : une présence print, ça coûte quoi ? Comptez entre 5 000 et 8 000 € pour une page dans la presse professionnelle agricole. Et une fois cette page publiée… comment mesurez-vous son impact réel ? Combien de personnes l’ont vraiment lue ? Combien ont retenu votre message ? Combien ont, in fine, changé de comportement d’achat grâce à elle ?
La réponse, dans l’immense majorité des cas : vous ne le savez pas. Vous ne la mesurez pas.
Ce que le digital change
Sur les réseaux sociaux, chaque mois, on mesure :
- le nombre d’impressions et de vues,
- le taux d’interaction (likes, commentaires, partages),
- le taux de clic vers votre site ou vos contenus,
- la progression de votre communauté et sa qualité (pas seulement sa taille).
Ces indicateurs permettent une amélioration continue du contenu, mois après mois, grâce à des bilans réguliers. On sait ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et on ajuste. C’est une différence fondamentale avec une page de pub imprimée qui, une fois envoyée à l’impression, ne vous dira jamais rien de son propre impact.
Ce n’est pas “print ou digital”
Attention, l’idée n’est pas de dire qu’il faut jeter la presse spécialisée à la poubelle du jour au lendemain. La presse professionnelle agricole conserve une vraie légitimité et une audience fidèle, notamment chez les agriculteurs les plus grands consommateurs de contenus (l’étude Agrinautes 2022 montre d’ailleurs que les agriculteurs les plus actifs sur les réseaux sociaux restent aussi de gros lecteurs de presse professionnelle, à la fois papier et web).
L’enjeu, c’est le rééquilibrage. Si 100% de votre budget communication va vers un canal que vous ne pouvez pas mesurer, et 0% vers des canaux qui vous permettent de piloter finement votre stratégie, quelque chose ne tourne pas rond. Le digital ne remplace pas le print : il vous donne simplement les moyens de savoir si votre argent est bien dépensé, et de le réajuster en continu.
C’est cette logique de pilotage par la donnée, mois après mois, qui change tout dans une stratégie de communication agricole.
Source : étude Agrinautes (Datagri pour Terre-net, Web-agri et La France Agricole), 2022.
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Je gère les réseaux sociaux des entreprises de l’agrofourniture, je forme les équipes en interne, et j’audite les présences existantes.Voir mes prestationsou mes références.
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